GGRBF

Comment rejoindre l’association ?

Peuvent être membres adhérents toutes les personnes physiques ou morales représentant des acteurs économiques, environnementaux et sociaux.

La demande d’adhésion est formulée à travers un bulletin comportant une description des motivations d’adhésion à l’association et des surfaces forestières concernées (cf. fiche adhésion et fiche descriptive) Après accord préalable des membres des membres de l’association, une évaluation initiale (audit interne), à la charge financière du demandeur sera réalisée dans un délai maximum de 6 mois. Un rapport sera remis pour juger de la capacité d’adhésion avant examen final. Après accord des membres du groupe réunis en assemblée générale, la confirmation d’adhésion sera définitive après paiement de la cotisation. Le montant de la cotisation sera défini chaque année en assemblée générale.

Manuel de certification

Le GGRFB dispose d’un règlement destiné à ses membres, dénommé « manuel de certification ». Celui-ci  est composé de 2 parties :

– la première partie précise l’organisation du groupement, le fonctionnement et les obligations des membres

– le deuxième partie est intitulée « charte des travaux d’exploitation forestière ».

Cet ensemble est complété d’annexes : fiche de renseignement d’entreprise, fiche de renseignement de la forêt, fiche de demande d’adhésion et liste des produits interdits.

Le manuel est téléchargeable en utilisant le lien suivant :

Manuel de certification GGRFB_28-11-2014

 

Préneley – Sources de l’Yonne, un site naturel remarquable

En 1998, face à une menace de transformation de la hêtraie en sylviculture intensive, les associations de défense de l’environnement ont obtenu le classement au titre de la Loi sur les paysages du site du Mont Préneley et des sources de l’Yonne. Inscrit comme Espace Naturel Sensible, le site a été acquis par le Conseil Général de la Nièvre en 1999. Il couvre le Mont Préneley, /deuxième sommet du Morvan (855 m) et englobe les sources de l’Yonne et ses vestiges archéologiques gaulois contemporains de Bibracte.

D’une superficie de 104 ha, le massif forestier s’étend essentiellement sur la commune de Glux en Glenne (58) avec un débord sur celle de Villapourçon.

Dix habitats de complexes humides tourbeux et de forêts montagnardes concernés par la Directive européenne « Habitats », dont quatre prioritaires, ont été recensés sur le site. Ils abritent des espèces animales et végétales rares et menacées, dont l’Ecrevisse Pieds blancs et le Damier de la Succise (papillon) également cités dans la directive « Habitats ». Une espèce végétale et 39 espèces animales sont protégées au plan national.

Cette exceptionnelle richesse a valu le recensement du site au titre de Natura 2000, du Plan du Parc Naturel Régional du Morvan, de l’inventaire des ZNIEFF et de la politique des Espaces Naturels Sensibles du Conseil Général de la Nièvre. En outre, un arrêté de protection de biotope protège la tourbière.

Un Plan de gestion a permis de fixer les orientations en matière de préservation des habitats naturels. Des actions précises ont été retenues pour la conservation de la hêtraie et la réhabilitation des plantations de résineux.

La maîtrise d’oeuvre a été confiée à l’ONF.

Le Conseil Général de la Nièvre a aménagé sur le site un sentier familial d’interprétation, à vocation pédagogique, permettant de découvrir les principales richesses écologiques, paysagères et historiques du site.

Plus d’informations sur le site: http://www.cg58.fr

La Bresseille

Forêt emblématique de la lutte de la population pour la conservation des forêts de feuillus, la forêt de la Bresseille à Larochemillay, sauvée après un très dur conflit marqué notamment par une grève de la faim en 1993 pour empêcher sa coupe à blanc, classée en 1994, est propriété du Parc naturel régional du Morvan qui en a confié la gestion à l’ONF.

Surplombant l’étroite vallée de La Roche conduisant par le sud au pied du Mont Beuvray, la forêt de La Bresseille couvre 24 ha et présente un intérêt paysager très fort.

Elle est constituée à 53 % de résineux et son peuplement de feuillus accueille des robiniers. Son sous bois abrite une plante plus rare et protégée en Bourgogne: Spergula morisonii, la Spargoute printanière.

La forêt est traitée en futaie irrégulière, l’aménagement qui arrive à son terme a été renouvelé en 2012.

Bibracte – Mont Beuvray, Grand Site de France

D’une superficie de 920 hectares, la forêt de Bibracte couvre la totalité des pentes du Mont-Beuvray, troisième sommet du Morvan (821 m) et cache sous une partie de son couvert forestier les vestiges de l’ancienne capitale des Éduens.

Gérée par l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC) de Bibracte pour le compte de ses propriétaires, (752 ha à l’Etat, Ministère de la Culture et de la Communication et 168 ha au Parc Naturel Régional du Morvan), la forêt de Bibracte Mont-Beuvray s’étend sur les communes de Glux-en-Glenne, Larochemillay et Saint-Léger-sous-Beuvray, à cheval sur les départements de la Saône-et-Loire et de la Nièvre. Bibracte EPCC en a confié l’entretien et l’exploitation à l’ONF.

La gestion du massif est par ailleurs suivie par un comité de pilotage qui comprend les représentants de l’Office National des Forêts, du PNRM et des administrations concernées (DRAC et DREAL).

La hêtraie à sous-bois de houx, favorisée par les conditions de sol et de climat, couvre 50 % de sa surface, l’autre moitié étant constituée de peuplements de résineux plantés dans les années 1960-1970 sur d’anciennes prairies abandonnées par le recul de l’agriculture ou sur d’anciennes parcelles de feuillus reconverties.

La richesse biologique du milieu (présence importante d’espèces rares ou protégées, tant animales que végétales) est telle que le massif tout entier a été classé au titre des sites pour son intérêt paysager et scientifique et qu’il est référencé ZNIEFF et Natura 2000.

La gestion est différenciée par secteurs, selon qu’ils couvrent ou non des richesses archéologiques avérées et accueillent du public. Les 145 hectares occupant l’espace à l’intérieur des remparts de l’ancien oppidum sont l’objet d’un programme paysager à long terme (un siècle) permettant le travail des archéologues et la mise en valeur du site archéologique tout en préservant les zones écologiquement et biologiquement les plus intéressantes ou les plus fragiles.

Les 775 hectares restants ont un rôle principal de production forestière. Les peuplements résineux sont éclaircis afin de permettre une régénération naturelle et la réintroduction de peuplements feuillus. Entre 3 et 4000 m3 sont exploités dans ce cadre chaque année.

Les peuplements feuillus sont parcourus par une coupe d’amélioration ayant comme objectif d’orienter le peuplement vers la futaie irrégulière. Afin de valoriser cette ressource, Bibracte et la municipalité de Glux-en-Glenne ont installé deux chaufferies à plaquettes, en 2007 au musée puis en 2008 à Glux-en-Glenne, où elle dessert le centre de recherche ainsi que des bâtiments communaux.

Classée à double titre des Monuments historiques et des Sites, le site de Bibracte-Mont-Beuvray a été labellisé Grand Site de France en 2007.

Plus d’informations sur le site: http://www.bibracte.fr

Montmain , un écrin de verdure aux portes d’Autun

Véritable écrin de verdure de 290 hectares bordant la ville d’Autun, la forêt de Montmain, composée de hêtraie, de chênaie-charmaie est un site exceptionnel au niveau écologique et paysager. Elle recèle des milieux naturels remarquables, abrite des plantes rares comme la sphaigne spongieuse et la drosera (plante carnivore protégée), des vestiges archéologiques galloromains (aqueduc et villa), et de nombreux captages d’eau potable pour la ville.

Englobant le sentier des gorges de Brisecou et la cascade du même nom, c’est un lieu privilégié de loisirs et d’activités de plein air pour les Autunois et leurs hôtes. La préservation de cette magnifique forêt essentiellement feuillue constitue surtout un bel exemple de réussite d’une action concertée entre différents acteurs ayant la même volonté environnementale.

En effet, alors que la Fondation de France qui en avait reçu le legs devait la mettre en vente en 2003, la Ville d’Autun, le GFSFM (Groupement pour la sauvegarde des feuillus du Morvan) et le Conservatoire des espaces naturels bourguignons se sont entendus pour l’acquérir et y développer une sylviculture durable, proche de la nature, en futaie irrégulière.

Chaque partenaire est propriétaire de parcelles propres: la ville d’Autun pour 191 ha, le Conservatoire 70 ha et le GFSFM de 32,5 ha dont une ancienne terre agricole de 7 hectares qui se recolonise en essences précieuses locales et qui fait l’objet d’un suivi technique de son évolution dans le cadre de la charte forestière du PNRM.

Un chemin de découverte de la forêt permet de communiquer sur les milieux forestiers et les modes de gestion proches de la nature.

La forêt de Montmain du GFSFM s’est dotée de nichoirs à chouettes chevêches, de ruches pour les abeilles et d’un réseau d’arbres vieillissants et à cavité riches en espèces d’insectes menacées.

Plus d’informations sur le site: http://sauvegarde-forets-morvan.com

Alligny, la carte postale de la forêt morvandelle

Dominant de loin le lac de Chamboux, la Forêt d’Alligny en Morvan (58) est une superbe forêt de 23 hectares 100 % feuillue avec hêtres, chênes, quelques charmes et bouleaux, caractéristique des sommets de collines morvandelles.

Rachetée par le Groupement Forestier pour la Sauvegarde des Feuillus du Morvan, cette forêt a fait l’objet de coupes par pied d’arbre en 2004, pour conversion en futaie irrégulière dans un souci de maintien de la biodiversité et d’une production performante. Comme pour toutes ses forêts, le GFSFM, s’appuie pour la gestion de sa forêt d’Alligny sur l’expertise de Roland et Tristan Susse, membres de Pro Silva, association des forestiers partisans d’une sylviculture irrégulière, respectueuse des processus naturels des écosystèmes forestiers, tout en étant économiquement viable.

Il y a quatre types de stations forestières sur cette forêt, dont deux habitats naturels d’intérêt communautaire «Hêtraies-Chênaies collinéennes à houx», «Chênaie pédonculée méso-acidiphile» et un habitat d’intérêt régional «Groupement original d’aulnaie à ronce sur tourbe mésotrophe avec Prunus padus ».

Dans le cadre de la charte forestière du Parc Naturel Régional du Morvan, l’AFI (Association Futaie Irrégulière) en a fait avec l’ENGREF (École Nationale du Génie Rural, des Eaux et Forêts), un site de démonstration de conversion d’une futaie feuillue en futaie irrégulière et d’un suivi sylvicole, économique et écologique.

Plus d’informations sur le site: http://sauvegarde-forets-morvan.com

Ville d’Autun – Communauté de Communes de l’Autunois

Ville partenaire du Parc naturel régional du Morvan dont elle constitue la porte d’entrée au sud, Autun, 17.000 habitants, est la ville centre d’un territoire d’environ 50.000 habitants organisé dans la Communauté de Communes de l’Autunois qui rassemble 22 communes et le Pays de l’Autunois Morvan qui réunit cinq Communautés de communes. Le maire d’Autun, Rémy Rebeyrotte, est également le président de la Communauté de Communes de l’Autunois.

 

Autun est Ville d’Art et d’Histoire. Son patrimoine exceptionnel, gallo-romain hérité d’Augustodunum et médiéval, attirent chaque année plus de 300.000 visiteurs. Depuis longtemps, l’environnement et le cadre de vie sont des axes forts des politiques municipales:

Plan Municipal d’Environnement en 1992,

Charte d’écologie urbaine en 1997.

En mars 2000, le conseil municipal décide à l’unanimité la rédaction d’un Agenda 21 local qui devient communautaire en 2004. Première ville de sa taille en Bourgogne à avoir mis en service une chaufferie biomasse d’une puissance de 8 MégaWatts (MW) alimentant le réseau de chauffage urbain desservant l’équivalent de 3.500 logements, elle vient de décider de l’installation d’une seconde de 2 MW afin de faire face aux demandes intermédiaires du printemps et de l’automne.

La CCA a adopté en décembre 2011 le nouveau programme d’actions de son Agenda 21 pour les 5 prochaines années. La préservation de la forêt feuillue et des paysages et la protection de la biodiversité figurent parmi ses objectifs prioritaires. L’ Agenda 21 local a fixé cinq objectifs dans ce domaine:

promouvoir une sylviculture basée sur la régénération naturelle des peuplements, maintenir la place des feuillus dans les forêt de l’Autunois, promouvoir la certification FSC de la forêt, renforcer la fonction récréative des forêts, être exemplaire dans les forêts communales.

Dans la même veine, la CCA a planté en 2011 un verger conservatoire sous les remparts de la vielle ville, participe activement à la journée de l’arbre et a mis en place un programme de gestion raisonnée des espaces verts communautaire, communaux et privés tendant vers le « zéro phyto » et l’économie d’eau.

La ville d’Autun a acquis la forêt de Montmain en 2003, en collaboration avec le Conservatoire des Sites naturels bourguignons et le Groupement forestier pour la sauvegarde des Feuillus du Morvan.

 

Contact:

Julien Barnay,

Responsable du pôle environnement de la CCA-ville d’Autun

Tél. 03.85.86.64.65

 

Site internet : http://www.autun.com

Le Parc Naturel régional du Morvan

Au coeur de la Bourgogne, le Parc naturel régional du Morvan, créé en 1970, réunit aujourd’hui 117 communes et quatre villes partenaires des départements de la Nièvre, Saône-et-Loire, Côte d’Or et Yonne. Sa superficie est de 281 400 hectares et sa population est de 72.000 habitants, villes portes comprises.

Les orientations du Parc et les actions et les moyens pour atteindre ces orientations sont rassemblés dans une Charte, contrat engageant pour 12 ans les collectivités, communes et intercommunalités, les départements, la Région ainsi que l’Etat.

L’organisme de gestion est le syndicat mixte qui regroupe des élus représentants des communes adhérentes, les départements, la région, ainsi que les représentants de l’Etat. Avec l’aide d’une équipe de techniciens, il applique les orientations de la charte.

Il est présidé par Patrice Joly, conseiller général de Montsauche-Les Settons qui est également président du Conseil général de la Nièvre. Le label Parc naturel régional témoigne d’un territoire rural qui présente une identité forte, au patrimoine naturel et culturel riche, mais à l’équilibre fragile.

L’enjeu de la politique du Parc consiste donc à favoriser un développement durable des piliers de l’économie morvandelle,agriculture, forêt et tourisme tout en préservant les ressources, la biodiversité et les paysages.

La forêt s’impose depuis des siècles dans le paysage, l’économie, la vie quotidienne, la culture et l’imaginaire des Morvandiaux. Aujourd’hui elle couvre en moyenne 50 % du territoire du Parc naturel régional du Morvan, avec des taux atteignant 85 % sur les communes du Morvan central.

Sa nature a profondément évolué depuis un demi-siècle avec un enrésinement massif, favorisé par le Fonds forestier national à partir des années 1950, qui atteint aujourd’hui un taux de 50% Le Parc naturel régional du Morvan a signé dès 2004 avec les propriétaires forestiers et les communes forestières une « Charte forestière » pour une « gestion forestière durable et le développement du territoire », dont la mise en oeuvre associe de nombreux partenaires de l’ensemble de la filière. La Charte a été renouvelée une première fois en 2008.

Dans le cadre de la Charte forestière, le Parc naturel régional du Morvan et le Conseil Régional de Bourgogne, avec l’appui de leurs partenaires forestiers, proposent un « contrat forêt » aux propriétaires forestiers qui s’engagent dans une gestion forestière exemplaire. Des aides spécifiques sont attribuées pour l’irrégularisation des résineux, la régénération naturelle du Douglas et la conversion des taillis en futaie feuillue.

 

Contact:

Emmanuel Cuchet , Chargé de mission forêt-filière bois,

Tél.03.86.78.79.00.

Site internet: http://www.parcdumorvan.org

1 2