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Comment rejoindre l’association ?

Peuvent être membres adhérents toutes les personnes physiques ou morales représentant des acteurs économiques, environnementaux et sociaux.

La demande d’adhésion est formulée à travers un bulletin comportant une description des motivations d’adhésion à l’association et des surfaces forestières concernées (cf. fiche adhésion et fiche descriptive) Après accord préalable des membres des membres de l’association, une évaluation initiale (audit interne), à la charge financière du demandeur sera réalisée dans un délai maximum de 6 mois. Un rapport sera remis pour juger de la capacité d’adhésion avant examen final. Après accord des membres du groupe réunis en assemblée générale, la confirmation d’adhésion sera définitive après paiement de la cotisation. Le montant de la cotisation sera défini chaque année en assemblée générale.

Manuel de certification

Le GGRFB dispose d’un règlement destiné à ses membres, dénommé « manuel de certification ». Celui-ci  est composé de 2 parties :

– la première partie précise l’organisation du groupement, le fonctionnement et les obligations des membres

– le deuxième partie est intitulée « charte des travaux d’exploitation forestière ».

Cet ensemble est complété d’annexes : fiche de renseignement d’entreprise, fiche de renseignement de la forêt, fiche de demande d’adhésion et liste des produits interdits.

Le manuel est téléchargeable en utilisant le lien suivant :

Manuel de certification GGRFB_28-11-2014

 

Et Demain ?

Il est certain que cette labellisation est un tremplin pour de futures actions. La certification des bois est le premier maillon de toute la chaîne du bois, depuis la forêt jusqu’aux utilisateurs.

 

On peut déjà envisager que l’association GGRBF continue de travailler pour élargir et faire connaître cette initiative à d’autres propriétaires forestiers et surtout à d’autres opérateurs de la filière bois. Ce travail débutera par la promotion et le développement de la chaîne de contrôle de transformation FSC (exploitant, gestionnaire, scieur, ébéniste, menuiserie) en Morvan et dans toute la Bourgogne.

L’objectif étant d’identifier les entreprises intéressées et de créer des liens entre les producteurs de bois FSC de l’association et les entreprises. Cette action sera menée en partenariat avec FSC France.

Respecter les usages : la forêt « multi-usages »

Au-delà des aspects floristiques et faunistiques, la certification FSC prend aussi en compte l’ensemble des spécificités et des usages (eau, chasse, randonnées, archéologie…). Pour cela, des audits de terrain ont été réalisés et 50 groupes d’intérêt ont été consultés parmi lesquels :

  • Service régional de l’archéologie (SRA)
  • Fédérations de chasse
  • Fédérations de randonnée pédestre
  • Association Guides en Morvan
  • Société d’Histoire Naturelle d’Autun
  • Collectivités (mairies, Conseils Généraux, Conseil Régional, Communautés de communes).
  • Autun Morvan Ecologie
  • France Nature Environnement
  • World Wildlife Fund (WWF-France)

Le maintien des fonctionnalités liées à ces usages est pris en compte lors de la certification.

Le label FSC pour nos forêts de quoi s’agit-il ?

« Le but du Forest Stewardship Council est de promouvoir une gestion des forêts du globe qui soit environnementalement responsable, socialement bénéfique et économiquement viable, en établissant une série innovante de principes de gestion forestière mondialement reconnue et appliquée »

 

Cette organisation internationale accrédite les organismes de certification pour garantir la véracité de leurs proclamations. Dans tous les cas, le processus de certification est initié volontairement par le propriétaire ou l’exploitant forestier qui demande les services d’une organisation de certification. Le but du FSC est de promouvoir une gestion vertueuse des forêts en établissant des principes de gestion mondialement reconnus et appliqués parmi lesquelles :

  • l’obligation de maintenir la biodiversité et les équilibres écologiques de la forêt,
  • le respect des droits des usagers, des obligations d’objectifs de gestion et d’aménagement à long terme,
  • la réalisation d’un suivi des rendements des produits forestiers et de l’état de la forêt suite aux différentes opérations de gestion (plantation, coupes, éclaircies …),
  • la mise en place d’un système fiable de traçabilité de la forêt au produit fini.

 

Le label répond au souci de gérer les ressources de la forêt et des régions qui y sont associées de façon à satisfaire les besoins sociaux, économiques, écologiques, culturels et spirituels des générations présentes et à venir. La prise de conscience croissante du public envers les destructions et les dégradations des forêts a conduit un nombre toujours plus important de consommateurs à réclamer que leurs achats de bois et de produits en bois ne contribuent pas à cet état de fait, mais qu’au contraire, ils aident à assurer les ressources de la forêt dans le futur. En réponse à ces demandes, on a assisté à l’émergence de différents systèmes de certification et d’autocertification.

 

Le label FSC n’est pas seulement un label qui permettra une meilleure commercialisation des produits forestiers. Il s’agit également pour le groupement de préserver leurs bois d’une exploitation intensive et d’assurer un suivi. Pour se faire, les professionnels qui interviennent sur les forêts labellisées suivent régulièrement des stages et formations dans les domaines de la gestion mais aussi des normes de

sécurité.

 

Lien : www.fscfrance.fr

Préneley – Sources de l’Yonne, un site naturel remarquable

En 1998, face à une menace de transformation de la hêtraie en sylviculture intensive, les associations de défense de l’environnement ont obtenu le classement au titre de la Loi sur les paysages du site du Mont Préneley et des sources de l’Yonne. Inscrit comme Espace Naturel Sensible, le site a été acquis par le Conseil Général de la Nièvre en 1999. Il couvre le Mont Préneley, /deuxième sommet du Morvan (855 m) et englobe les sources de l’Yonne et ses vestiges archéologiques gaulois contemporains de Bibracte.

D’une superficie de 104 ha, le massif forestier s’étend essentiellement sur la commune de Glux en Glenne (58) avec un débord sur celle de Villapourçon.

Dix habitats de complexes humides tourbeux et de forêts montagnardes concernés par la Directive européenne « Habitats », dont quatre prioritaires, ont été recensés sur le site. Ils abritent des espèces animales et végétales rares et menacées, dont l’Ecrevisse Pieds blancs et le Damier de la Succise (papillon) également cités dans la directive « Habitats ». Une espèce végétale et 39 espèces animales sont protégées au plan national.

Cette exceptionnelle richesse a valu le recensement du site au titre de Natura 2000, du Plan du Parc Naturel Régional du Morvan, de l’inventaire des ZNIEFF et de la politique des Espaces Naturels Sensibles du Conseil Général de la Nièvre. En outre, un arrêté de protection de biotope protège la tourbière.

Un Plan de gestion a permis de fixer les orientations en matière de préservation des habitats naturels. Des actions précises ont été retenues pour la conservation de la hêtraie et la réhabilitation des plantations de résineux.

La maîtrise d’oeuvre a été confiée à l’ONF.

Le Conseil Général de la Nièvre a aménagé sur le site un sentier familial d’interprétation, à vocation pédagogique, permettant de découvrir les principales richesses écologiques, paysagères et historiques du site.

Plus d’informations sur le site: http://www.cg58.fr

La Bresseille

Forêt emblématique de la lutte de la population pour la conservation des forêts de feuillus, la forêt de la Bresseille à Larochemillay, sauvée après un très dur conflit marqué notamment par une grève de la faim en 1993 pour empêcher sa coupe à blanc, classée en 1994, est propriété du Parc naturel régional du Morvan qui en a confié la gestion à l’ONF.

Surplombant l’étroite vallée de La Roche conduisant par le sud au pied du Mont Beuvray, la forêt de La Bresseille couvre 24 ha et présente un intérêt paysager très fort.

Elle est constituée à 53 % de résineux et son peuplement de feuillus accueille des robiniers. Son sous bois abrite une plante plus rare et protégée en Bourgogne: Spergula morisonii, la Spargoute printanière.

La forêt est traitée en futaie irrégulière, l’aménagement qui arrive à son terme a été renouvelé en 2012.

Bibracte – Mont Beuvray, Grand Site de France

D’une superficie de 920 hectares, la forêt de Bibracte couvre la totalité des pentes du Mont-Beuvray, troisième sommet du Morvan (821 m) et cache sous une partie de son couvert forestier les vestiges de l’ancienne capitale des Éduens.

Gérée par l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC) de Bibracte pour le compte de ses propriétaires, (752 ha à l’Etat, Ministère de la Culture et de la Communication et 168 ha au Parc Naturel Régional du Morvan), la forêt de Bibracte Mont-Beuvray s’étend sur les communes de Glux-en-Glenne, Larochemillay et Saint-Léger-sous-Beuvray, à cheval sur les départements de la Saône-et-Loire et de la Nièvre. Bibracte EPCC en a confié l’entretien et l’exploitation à l’ONF.

La gestion du massif est par ailleurs suivie par un comité de pilotage qui comprend les représentants de l’Office National des Forêts, du PNRM et des administrations concernées (DRAC et DREAL).

La hêtraie à sous-bois de houx, favorisée par les conditions de sol et de climat, couvre 50 % de sa surface, l’autre moitié étant constituée de peuplements de résineux plantés dans les années 1960-1970 sur d’anciennes prairies abandonnées par le recul de l’agriculture ou sur d’anciennes parcelles de feuillus reconverties.

La richesse biologique du milieu (présence importante d’espèces rares ou protégées, tant animales que végétales) est telle que le massif tout entier a été classé au titre des sites pour son intérêt paysager et scientifique et qu’il est référencé ZNIEFF et Natura 2000.

La gestion est différenciée par secteurs, selon qu’ils couvrent ou non des richesses archéologiques avérées et accueillent du public. Les 145 hectares occupant l’espace à l’intérieur des remparts de l’ancien oppidum sont l’objet d’un programme paysager à long terme (un siècle) permettant le travail des archéologues et la mise en valeur du site archéologique tout en préservant les zones écologiquement et biologiquement les plus intéressantes ou les plus fragiles.

Les 775 hectares restants ont un rôle principal de production forestière. Les peuplements résineux sont éclaircis afin de permettre une régénération naturelle et la réintroduction de peuplements feuillus. Entre 3 et 4000 m3 sont exploités dans ce cadre chaque année.

Les peuplements feuillus sont parcourus par une coupe d’amélioration ayant comme objectif d’orienter le peuplement vers la futaie irrégulière. Afin de valoriser cette ressource, Bibracte et la municipalité de Glux-en-Glenne ont installé deux chaufferies à plaquettes, en 2007 au musée puis en 2008 à Glux-en-Glenne, où elle dessert le centre de recherche ainsi que des bâtiments communaux.

Classée à double titre des Monuments historiques et des Sites, le site de Bibracte-Mont-Beuvray a été labellisé Grand Site de France en 2007.

Plus d’informations sur le site: http://www.bibracte.fr

Montmain , un écrin de verdure aux portes d’Autun

Véritable écrin de verdure de 290 hectares bordant la ville d’Autun, la forêt de Montmain, composée de hêtraie, de chênaie-charmaie est un site exceptionnel au niveau écologique et paysager. Elle recèle des milieux naturels remarquables, abrite des plantes rares comme la sphaigne spongieuse et la drosera (plante carnivore protégée), des vestiges archéologiques galloromains (aqueduc et villa), et de nombreux captages d’eau potable pour la ville.

Englobant le sentier des gorges de Brisecou et la cascade du même nom, c’est un lieu privilégié de loisirs et d’activités de plein air pour les Autunois et leurs hôtes. La préservation de cette magnifique forêt essentiellement feuillue constitue surtout un bel exemple de réussite d’une action concertée entre différents acteurs ayant la même volonté environnementale.

En effet, alors que la Fondation de France qui en avait reçu le legs devait la mettre en vente en 2003, la Ville d’Autun, le GFSFM (Groupement pour la sauvegarde des feuillus du Morvan) et le Conservatoire des espaces naturels bourguignons se sont entendus pour l’acquérir et y développer une sylviculture durable, proche de la nature, en futaie irrégulière.

Chaque partenaire est propriétaire de parcelles propres: la ville d’Autun pour 191 ha, le Conservatoire 70 ha et le GFSFM de 32,5 ha dont une ancienne terre agricole de 7 hectares qui se recolonise en essences précieuses locales et qui fait l’objet d’un suivi technique de son évolution dans le cadre de la charte forestière du PNRM.

Un chemin de découverte de la forêt permet de communiquer sur les milieux forestiers et les modes de gestion proches de la nature.

La forêt de Montmain du GFSFM s’est dotée de nichoirs à chouettes chevêches, de ruches pour les abeilles et d’un réseau d’arbres vieillissants et à cavité riches en espèces d’insectes menacées.

Plus d’informations sur le site: http://sauvegarde-forets-morvan.com

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